Le niébé : pleins feux sur des variétés à usages multiples

Le niébé (Vigna unguiculata) est une légumineuse polyvalente cultivée pour la consommation humaine ainsi que pour améliorer les sols et le fourrage animal. C’est la deuxième légumineuse à grains la plus cultivée en Afrique (National Research Council, 2006). Bien que cette légumineuse soit cultivée partout dans les tropiques, et qu’elle est donc bien connue des petits paysans, il existe sûrement des variétés inconnues dans différentes régions qui pourraient améliorer la résilience et la productivité des cultures.

Contexte et avantages

La plupart des types de niébé cultivés par les petits paysans dans les tropiques ont été soit des variétés à maturation précoce cultivées pour leurs grains (haricots secs) ou à maturation tardive cultivées principalement pour leur matière végétale qui est récoltée et donnée comme fourrage aux animaux. Certains paysans nigérians ont augmenté leur revenu annuel de 25 % en vendant du fourrage de niébé durant la période la plus difficile de la saison sèche (Dugie et coll., 2009) lorsque le bétail n’a presque rien à paître. Ces dernières années, la recherche — de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), par exemple — a notamment porté sur les variétés à double usage avec une augmentation de la production de grains et de biomasse végétale.

Le port des variétés à double usage est généralement plus étalé ou demi-dressé que celui des variétés dressées buissonnantes sélectionnées pour la récolte mécanique. Comme indiqué ci-dessus, l’augmentation de la biomasse est utile comme fourrage animal. L’abondante croissance végétale des variétés étalées peut aussi jouer un rôle crucial en tant qu’engrais vert, à la condition qu’au moins une partie de la biomasse soit laissée en champ. Le maintien d’une couverture du sol est particulièrement important dans les tropiques où les sols sont soumis à la chaleur intense du soleil.

La recherche d’ECHO en Afrique du Sud a démontré les effets bénéfiques d’une variété de niébé rampante sur la fertilité du sol. Une variété de niébé à port bas (IT98D- 1399) de l’AVRDC/ICRISAT-Niger, plantée à une distance de 50 x 50 cm, a produit 3,4 t/ha de biomasse aérienne six mois après l’ensemencement, et ce, sans application d’engrais, avec moins de 700 mm de pluie et sur dans sol sablonneux ayant 87 % de sable. Cette quantité de biomasse contenait 90 kg/ha d’azote. Lorsque la matière végétale est laissée à la surface du sol, la teneur en nitrate du sol — six mois après l’ensemencement du niébé — est passée des 7 ou 8 parties par million (ppm) dans les lopins exposés ou en jachère envahis de mauvaises herbes à 14 ppm dans les lopins de niébé.

Conditions optimales de croissance du niébé

Le niébé est une plante de saison chaude (de 25 à 35 °C) adaptée à une large gamme de sols et de pluviométries. Pour obtenir une production maximale de biomasse (ou de fourrage ou de couverture du sol), il faut idéalement de 750 à 1100 mm de pluie (Tropical Forages); 500 mm ou moins de pluie suffisent dans le cas des variétés précoces (Dugie et coll., 2009). Même s’il tolère les sols pauvres et sablonneux, le niébé pousse le mieux dans les sols de type loam sableux à loam argileux avec un pH de 6 à 7. Il ne tolère pas le gel oules sols trop humides (engorgement d’eau, drainage déficient).

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